Energie et ressources

Transition énergétique : après tout pourquoi ne pas insister sur ce qui ne marche pas ?

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La « transition énergétique » des 30 dernières années a misé sur la production croissante d’énergie bas-carbone, pour le résultat calamiteux que l’on constate. On se retrouve dans une situation avec un effort encore plus conséquent à réaliser, dans un temps encore plus court, avec un modèle de développement encore plus énergivore que vont (fort justement) souhaiter reproduire des milliards d’humains.

Pendant tout ce temps, la sobriété énergétique et alimentaire fut négligée, quand elle n’était pas carrément moquée et caricaturée. Pourtant, les exemples non-exhaustifs qui suivent n’ont aucun rapport avec le Moyen-Âge :
* voitures consommant 3L/100
* l’exemple suédois pour l’isolation du bâtiment
* prolonger la durée des vie des vêtements, appareils et autres objets d’un facteur 3, et consommer moins de trucs inutiles
* quotas sur le transport aérien, et plus généralement un développement du secteur touristique plus respectueux des limites planétaires et de la vie sauvage
* réglementer et taxer les produits alimentaires dont la consommation excessive est nuisible (réduire leur consommation d’un facteur 2 ou 3 ne nous ramène pas non plus au Moyen-Âge)
* taxe carbone aux frontières, circuits courts de camions et de bateaux etc.

Faites-vos calculs comme bon vous semble, la marge de progrès est énorme pour l’industrie, le bâtiment, les transports, et l’alimentation (et pour la relocalisation ou la création d’activités). Une fois qu’on a fait ça, ce serait beaucoup plus facile de répondre au besoin par du solaire, de l’éolien, de la biomasse, de l’hydraulique, du nucléaire, du gaz naturel (disons que c’est mieux que le charbon)… whatever works.

On s’est beaucoup focalisé sur le volet « 100% ENR » du scénario Negawatt, alors que ce qu’il y a de plus intéressant est le volet « Sobriété et Efficacité ».

https://negawatt.org/IMG/pdf/sobriete-scenario-negawatt_brochure-12pages_web.pdf

Comme il y aura encore longtemps besoin de pétrole pour les camions, les bateaux, les tractopelles et les avions militaires, et qu’il y aura plus généralement des émissions de CO2 incompressibles, on peut s’appuyer sur des solutions naturelles de captation de CO2 comme évoqué dans mon précédent post.

Tout cela ne garantit absolument pas le monde merveilleux promis par la « transition énergétique ». Mais c’est sincère, réalisable, et ça permet de limiter la casse, ou du moins de réduire la probabilité de guerres partout sans fin. Au regard des données environnementales et énergétiques actuellement à disposition, c’est le mieux que je puisse personnellement espérer.

Mais bon, globalement on ne fait quasiment rien de tout cela, et on est solidement repartis pour continuer à prendre le problème à l’envers sur 2020-2030, avec une direction diagonalement opposée à ce qu’il faudrait faire. Good luck with that. En 2030 voire 2025 (car à un moment il va falloir montrer des résultats probants asap, et pas dans 10-20 ans) j’espère évidemment avoir tort.

La transition énergétique, c’est pour quand ? Un chercheur s’exprime. (collaborativepeople.fr)

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