Agriculture

En Ariège, des arbustes et des haies relativement préservés

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Quelques semaines à l’éco-village de Pourgues pour s’éloigner de l’atmosphère urbaine un peu pesante. Les Pyrénées sont belles, les collines aussi.

Merci à Stephane AUDRAND (« Ariège Morvan même combat ») et Matthieu PERRAUDIN pour avoir vérifié et complété ce qui suit.

Les arbustes et haies d’Ariège sont relativement préservés, le vallonnement rendant de nombreuses terres de la région peu intéressantes pour l’agro-industrie et l’artificialisation. Et les cultures à l’ancienne sur terrasses ne sont plus économiquement compétitives. Il reste donc essentiellement du pâturage.

Une semaine de grand vent comme celle-ci, le sol des prairies pentues délimitées par les arbres et les haies brise-vent sera moins erodé que des openfields nus et labourés (les haies offrant de nombreux autres avantages comme la biodiversité et le maillage écologique, avec la circulation des insectes, hérissons et cie favorisant la régulation de l’écosystème).

D’autres régions où les haies furent arrachées ET où les flux de vents ont changé se retrouvent à subir des sécheresses accentuées par un vent du sud séchant, et des prairies cramées de juin à septembre.

L’optimum pour les terres de pente sont les terrasses, qui retiennent mieux l’eau et protègent du vent. Mais la plupart ont été abandonnées à la déprise agricole, avec beaucoup de travail nécessaire à l’entretien (remonter le sol, broyer les ronces etc.). Les anciens ont à juste titre fui ce travail physiquement difficile, avec la société contemporaine offrant le confort moderne.

La bonne nouvelle est que ces terres seront là pour le jour où on en aura de nouveau besoin. Certes le sol ariégeois parfois argileux nécessite d’être réapprovisionné en matière organique, et ces terres resteront disponibles si elles continuent d’être entretenues (par un élevage performant et/ou le passage de tracteurs pour faire les foins).

Ce serait un travail plus difficile, mais dans le cas où il n’y a plus le choix, il y a pire comme Plan B. Et avec le savoir et la technologie accumulés depuis un siècle, ce ne serait pas non plus forcément un retour au XIXe siècle.

 

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