Climat

Le monde des Shadoks pour compenser mon empreinte carbone

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Tiens, je suis d’humeur à réduire mon empreinte environnementale et sauver la planète aujourd’hui. J’ai fait des recherches et j’hésite entre deux options d’éco-gestes.

1) Me faire un petit weekend à Dubai. Un jour, une usine de dessalement d’eau de mer au Chili fournira l’eau nécessaire à l’extraction du cuivre entrant dans la fabrication de panneaux photovoltaïques qui fourniront l’électricité bas-carbone utile à la production et la régénération de l’hydroxide de sodium qui agira comme sorbant pour fixer une partie du CO2 atmosphérique émis par mon voyage. Le CO2 capturé pourra être réutilisé par l’industrie pétrolière pour mieux racler les fonds de puits de pétrole qui autrement auraient fermé.

Un autre jour, des centaines d’hectares de terres arables seront dédiés à la plantation de canne à sucre (prévoir là aussi éventuellement une usine de dessalement d’eau de mer en raison des risques de sécheresse induits par la BECCS, on n’est jamais trop prudent) qui absorberont une autre partie du CO2 atmosphérique émis par mon voyage. Au moment de la fermentation de l’éthanol et la production de biocarburant (qui me permettra peut-être d’ailleurs d’aller jusqu’à Bali une prochaine fois), le CO2 pourra être recapturé et réutilisé pour produire du plastique : mis en présence de catalyseurs à base de nickel, le CO2 serait soumis à une électrolyse menée grâce à de l’énergie renouvelable (grâce à l’usine de dessalement d’eau de mer du Chili si vous vous rappelez bien). À l’issue de cette réaction naissent alors deux produits : le méthylglyoxal, et le 2,3-furandiol, précurseurs de matières plastiques.

Et si ces bobo-écolo-gaucho-collapsos nous laissent un peu tranquilles, on arrivera peut-être même à construire un réacteur nucléaire à sels fondus qui par électrolyse de l’eau fournira l’hydrogène nécessaire aux avions de demain (peut-être pas « demain » au sens du 4 septembre 2021, mais c’est une façon de parler). Un inconvénient cependant est que comme l’hydrogène est quatre fois plus volumineux que le kérosène, l’avion aurait quatre fois moins d’autonomie, donc il se peut que je doive me contenter d’aller à Chypre. Mais ça tombe bien, j’ai un pote à Chypre qui a un yacht neutre en carbone (je n’en sais pas beaucoup plus sur le système permettant d’atteindre cette neutralité, mais il est probablement très ingénieux et complexe).

2) Faire un footing. Mais j’hésite, parce qu’il y a du plastique dans mes baskets. Attention aux solutions simplistes des bobo-écolo-gaucho-collapsos technophobes Amish Ayatollahs Khmers Verts donneurs de leçon.

Donc je vais faire un footing avec compensation carbone par l’option 1.

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