Energie et ressources

Désastre environnemental : l’occasion malgré tout d’évoluer ?

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Certaines conséquences de la crise environnementale peuvent nous pousser à évoluer dans le bon sens. Faire la part des choses peut aider à sortir d’une certaine éco-anxiété paralysante.

Il y a évidemment des conséquences désastreuses du changement climatique, déjà observables, et qui vont s’aggraver pendant au moins qq décennies : mort des coraux (abritant 25% de la biodiversité marine), dépérissement des forêts, salinisation et submersion des deltas, vagues de chaleur mortelles en Iran et Asie du sud, désertification du bassin méditerranéen, fonte des glaces en Himalaya, sécheresse au Maroc etc.

Donc ça, c’est grave. Et c’est le résultat de choix socio-politiques conscients (nous en avons parlé récemment).

Il y a également des pénuries qui sont graves. Des familles au Nigéria ou au Sri Lanka qui n’ont plus d’énergie pour cuisiner, des ménages précaires dans des pays pourtant riches qui meurent de froid l’hiver… or là non plus il n’y a pas forcément de fatalité, c’est aussi une question politique.

En revanche le rationnement, c’est pas grave, c’est même une très bonne chose. Les pays riches ne « manquent » absolument pas d’eau ni d’énergie, et ce ne sera probablement pas le cas avant un moment, il faut se sortir cette idée de la tête. On ne manque de rien, par contre on gère tout n’importe comment.

Se chauffer à 19 degrés, éliminer les autres gaspillages et gagner en sobriété, c’est tant mieux. Sauf pour ceux qui ne supportent rien.

Ne plus cultiver autant de maïs pour nourrir des bêtes souvent maltraitées, manger moins de viande et de produits laitiers, c’est tant mieux.

Développer l’agroécologie, l’agriculture au compte-gouttes comme en Israel, et réutiliser les eaux usées, c’est tant mieux.

Prendre des douches plus courtes et fraiches, c’est franchement pas grave. On s’en remettra.

Des coupures d’électricité ponctuelles cet hiver, ce ne serait pas grave. J’ai connu ça des nuits d’hiver froides à Téhéran, personne ne paniquait, on s’organisait, mon grand père sortait sa lampe, on jouait aux cartes, c’était pas la fin du monde (des personnes originaires d’une immigration plus modeste me tiennent le même discours). C’est grave si on laisse à l’abandon nos concitoyens précaires.

Faire du télétravail et du vélo lorsque possible, développer des véhicules plus légers et électrifiés, éliminer les trajets superflus, c’est pas grave. Ce sera grave là aussi si on échoue collectivement à protéger les plus fragiles. Les ristournes actuelles sur le carburant sont surtout un cadeau aux riches qui parcourent en moyenne plus de km avec des voitures plus consommatrices. Cela creuse inutilement la dette écologique et financière des générations futures. Mais nul ne nous oblige à traiter de Amish ceux qui proposent de faire différemment.

Les illimitistes et les jemenfoutistes qui voient leur idéologie s’effondrer et se raccrochent à des branches, c’est pas grave. C’est même rigolo.

Gagner en humilité face à la nature et cesser de se croire tout-puissant, c’est tant mieux aussi.

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