Vie quotidienne

Le cauchemar énergétique de la « France périphérique » se poursuit

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Le cauchemar énergétique de la « France périphérique » prend parfois des formes auxquelles je ne m’attendais pas (très bon livre de Christophe Guilly soit dit en passant, il a été critiqué pour son simplisme mais c’est bon on est au courant que la Vendée et la Moselle, c’est pas pareil… livre quand même utile au débat, dommage que ses livres suivants soient des pamphlets décousus et haineux anti-bourgeois).

Mais revenons au sujet. Le prix du chauffage de grandes maisons mal isolées était une fragilité prévisible (ex. des ménages de classe moyenne bouclant déjà difficilement les fins de mois vivent parfois dans des maisons plus grandes et plus couteuses à chauffer par m2 que des ménages bourgeois vivant dans des plus petits appartements en centre-ville, mieux isolés et se chauffant entre eux).

Idem pour le carburant des voitures.

Mais voilà autre chose, avec la fermeture des piscines municipales.

Confrontées à l’augmentation des prix de l’énergie, les municipalités ferment temporairement ou définitivement leurs piscines. Le bouclier tarifaire mis en place pour les entreprises et les ménages ne protégeant pas les collectivités, l’addition est douloureuse, en particulier pour les petites communes.

Actuellement les collectivités estiment les moyens nécessaires pour chauffer les écoles, collèges et lycées et certaines se demandent comment elles vont faire alors les installations sportives passent au second rang.

Ce qui est également inquiétant, c’est que l’état de santé de la population se dégrade déjà depuis quelques décennies (qualité de l’alimentation, activité physique, diabète, surpoids…).

Le coronavirus et les confinements n’ont guère arrangé les choses en termes de sédentarité.

La natation est la meilleure des activités pour le corps (ça travaille tous les muscles, ça n’abîme pas le corps sur la durée tant qu’on pratique à un niveau amateur). Certes les piscines n’allaient pas sauver la France mais ces fermetures ne sont pas bon signe.

Je n’apprends que depuis peu que cette activité n’est « pas écolo » du tout l’hiver (certes c’est logique une fois qu’on y pense). Bon… le jeu me semblait quand même en valoir la chandelle par rapport à d’autres activités énergivores.

Bref, pour éviter que le « rêve pavillonnaire » ne tourne au désastre complet, les leviers sont connus depuis longtemps : stopper l’étalement urbain, isoler les maisons, électrifier le chauffage, développer des véhicules électriques légers, investir dans les transports en commun et le ferroviaire, adopter la sobriété énergétique, répartir de manière plus solidaire les efforts de transition énergétique, blablablablabla

#lassitude

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